UFC-Que Choisir de l'Indre et Loire

EDF ne connaîtrait toujours pas la loi, difficile à croire !

Au vu du témoignage d’Emmanuelle de Tours, on pourrait croire qu’EDF ignore encore les règles encadrant les régularisations de consommation d’énergie.

Emmanuelle est entrée dans son logement actuel en 2018 et a choisi EDF, l’opérateur historique comme fournisseur d’électricité. Pour être tranquille, Emmanuelle opte pour la mensualisation et EDF effectue les prélèvements.
En avril dernier, EDF demande à Emmanuelle de communiquer son relevé car son compteur est un compteur classique non communiquant et installé à l’intérieur de son logement.
Suite au relevé transmis par Emmanuelle, arrive une facture de régularisation de plus de 2000 euros à prélever sous 8 jours.
Emmanuelle a d’abord le bon réflexe de demander à sa banque de refuser le prélèvement puis examine la fameuse facture d’un peu plus près. Elle réalise alors que cette facture régularise ses consommations d’électricité depuis février 2019…c’est-à-dire sur plus de trois années.

Une régularisation rétroactive sur plus de 3 ans, possible ?

C’est possible (l’envoi de cette facture le prouve) mais légal absolument pas car, depuis août 2016, le code de la Consommation (article L191-1) interdit aux fournisseurs d’électricité ou de gaz de facturer une consommation antérieure de plus de 14 mois au dernier relevé ou auto-relevé.
Il y a néanmoins deux exceptions à cette interdiction :
– En cas de fraude avérée du client ;
– Si après l’adresse d’un courrier recommandé avec AR, ce client n’a pas donné accès à son compteur ni transmis d’auto-relevé.
Or, depuis février 2019, Emmanuelle n’avait reçu aucune demande de cet ordre ni D’EDF ni d’Enedis gestionnaire de la distribution d’électricité.

 

L’épidémie de coronavirus, les différents confinements peuvent expliquer ces manquements à l’obligation de relevé annuel mais cela n’autorise absolument pas à enfreindre les règles légales protégeant le consommateur.

En conclusion

Il est difficile de croire qu’EDF puisse ignorer l’existence de cette règle : c’est la raison pour laquelle notre consultant a suggéré à Emmanuelle d’exiger une facture rectificative respectant la limite des 14 mois mais également un geste commercial.

31 octobre 2022

L’assurance emprunteur : du nouveau

 

Depuis le 1er septembre, on peut résilier à tout moment l’assurance emprunteur contractée au moment de faire un emprunt immobilier.

C’est une mesure que notre association réclamait depuis de nombreuses années. Il faut savoir que les emprunteurs dépensent chaque année 7 milliards d’euros en assurance pour leur prêt immobilier. Généralement imposée par la banque, cette garantie prend en charge tout ou partie des mensualités du prêt en cas de sinistre (décès, incapacité, invalidité, etc.).

L’assurance emprunteur est très lucrative pour les professionnels. Sur 100 euros de primes versées par les assurés, seulement 32 euros leur sont reversés en indemnisation. Cette marge est plus de deux fois supérieure à celles pratiquées en assurances habitation et automobile.

La loi Lemoine, qui vient d’entrer en vigueur, permet désormais aux emprunteurs de résilier à tout moment leur contrat bancaire pour souscrire un contrat alternatif moins cher. En plus, elle sanctionne les banques qui voudraient de les en empêcher.

De grosses économies ?

Pour un crédit standard, l’assurance peut représenter un tiers du coût total du crédit. En faisant marcher la concurrence pour un prêt en cours de remboursement depuis 5 ans, par exemple, on peut économiser plus de la moitié du coût de l’assurance jusqu’à l’échéance du crédit. En cas de changement d’assurance dès la souscription du crédit, les économies sont encore plus importantes. Les gains peuvent atteindre les trois quarts du coût de l’assurance.

 

Moins de contraintes vis-à-vis de l’état de santé des emprunteurs

Cette résiliation possible à tout moment permettra aux anciens malades de pouvoir bénéficier plus simplement du droit à l’oubli. De plus, si le crédit n’excède pas 200 000 euros par emprunteur et qu’il doit être remboursé avant 60 ans, les consommateurs n’auront plus à renseigner un questionnaire sur leur état de santé.

Mais déjà des effets pervers !

Dès l’entrée en vigueur de la loi, les tarifs des assureurs alternatifs ont déjà augmenté de 8 à 25% , mais leurs tarifs restent quand même moins chers que ceux des contrats bancaires.

Notre association sera vigilante dans les mois à venir à ce qu’il n’y ait pas d’effets indésirables disproportionnés (renchérissement de l’assurance emprunteur pour les jeunes ménages aux revenus intermédiaires, diminution de la qualité des garanties, etc.).

 

De plus, pour aider les consommateurs à y voir un peu plus clair, l’UFC met en libre accès un dossier sur son site (ici). Parallèlement, un comparateur « assurance emprunteur » gratuit pour identifier le contrat le plus adapté et un service d’aide au changement sont mis à leur disposition (ici).

27 octobre 2022

Frais bancaires : Arrêtez les frais !

Les prélèvements automatiques peuvent poser problème quand le compte prélevé n’est pas suffisamment approvisionné.

On a pris l’habitude, parce que c’est plus simple, de régler nos factures courantes (eau, électricité, abonnements, forfaits, etc.) par prélèvements automatiques. Mais cela pose problème quand le solde sur le compte est insuffisant, ou quand le découvert autorisé a été atteint. C’est ce qu’on appelle un incident de paiement, ce qui entraîne automatiquement des frais de rejet perçus par la banque.

Depuis 2007, ces frais sont plafonnés à 20€ par opération. Ce qui était conçu comme un plafond pour protéger le consommateur contre les abus de certaines banques est quasiment devenu la norme en France et c’est regrettable. En Allemagne par exemple, ces mêmes frais sont facturés 1,20€ ou 2,50€ en Italie.

Au final des sommes considérables !

Sur la seule année 2020, notre association l’UFC-Que Choisir estime que les banques ont engrangé jusqu’à 1,8 milliard d’euros en frais de rejet. Certains consommateurs, et ce ne sont évidemment pas les plus aisés, se voient facturer jusqu’à 100 euros par mois.
Et si on regarde le coût réel d’un rejet par une banque, l’Association française des usagers des banques (Afub), estime qu’il ne se monterait qu’à « 10 à 20 centimes d’euros ».

 

Mais il y a pire encore. Un prélèvement rejeté est généralement à nouveau présenté par le créancier dans les dix jours. Si le compte n’a pas été alimenté entre-temps, c’est rebelote pour les frais alors que la banque n’a pas le droit de facturer de nouveaux frais pour un prélèvement identique.

Comment se faire rembourser ?

Le problème, c’est que l’écrasante majorité des banques rechignent à restituer l’argent. Au tableau d’honneur, citons La Banque postale et la Banque populaire qui rétrocèdent automatiquement l’intégralité d’éventuels doublons.

Pour se faire rembourser, on peut d’abord contacter son agence bancaire. Si cela ne marche pas, on envoie un courrier en recommandé avec accusé de réception à sa banque en précisant les frais en cause facturés en doublon. Et si on n’y arrive toujours pas, on peut enfin saisir le médiateur bancaire et se faire éventuellement aider par une association de consommateurs.

Sur ce problème, l’UFC-Que Choisir a demandé aux pouvoirs publics de juguler ces frais et d’imposer aux banques le remboursement automatique des rejets facturés en doublon, estimés à pas moins de 400 millions d’euros par an. Dans le cadre de la loi pour la protection du pouvoir d’achat du 16 août 2022, notre association a enfin obtenu le remboursement automatique de ces doublons de rejet de prélèvement.

A compter du 1er février 2023, chaque doublon sera automatiquement remboursé.

 

25 octobre 2022

Annonces de locations immobilières : de nouvelles mentions obligatoires

 

Il y a du changement dans les annonces de locations immobilières, avec l’apparition de nouvelles mentions obligatoires.

Depuis le 1er juillet de cette année, la loi impose certaines mentions. Une annonce (qu’elle vienne d’une agence immobilière ou d’un particulier) doit préciser si le logement est meublé ou non, sa surface habitable, la commune ou arrondissement où se situe le logement, et, bien sûr, le montant du loyer charges comprises.
Ces indications figuraient déjà dans la grande majorité des annonces immobilières. Mais ce n’était pas toujours le cas et certaines pratiques étaient plus que douteuses. Maintenant, avec ces critères, les choses seront donc plus claires.

Mais ce n’est pas tout !

bail-mobilite-meubleMais il y a aussi d’autres mentions obligatoires :
– le montant des charges récupérables (celles que le propriétaire avance et qu’il se fait rembourser
par le locataire) ;
– le montant du dépôt de garantie ;
– le classement du logement en performance énergétique et en émission de gaz à effet de serre ;
– les dépenses théoriques de chauffage avec l’année de référence ;
– pour les agences immobilières, le montant des honoraires.

 

De plus, dans les communes où les loyers sont encadrés (mais cela ne concerne pas notre région), il faut aussi indiquer le montant du loyer de référence majoré, c’est-à-dire le plafond de loyer théorique et le montant d’un éventuel complément de loyer.

Une meilleure information du locataire

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Il est important, avant de louer un bien, de savoir combien on risque de dépenser pour se chauffer, quand on sait combien ce poste de dépense représente aujourd’hui pour un ménage.

Par contre, du côté des bailleurs, c’est plus compliqué. Pas pour les professionnels mais pour les particuliers, cela risque de tourner au casse-tête.

 

C’est la raison pour laquelle les sites de mise en ligne d’annonces de particulier à particulier, comme PAP.fr, ont créé un système d’assistance. Le principe est simple : le propriétaire entre certaines informations (loyer, charges, etc.), et le site lui indique s’il sort des clous (par exemple, si le dépôt de garantie dépasse la limite autorisée).

 

Pour conclure, ces nouvelles dispositions vont évidemment dans le sens d’une protection accrue des locataires, à condition, évidemment, qu’il y ait un système de contrôle efficace derrière.

20 octobre 2022

Position de l’UFC-Que Choisir sur la gestion de l’eau à Tours-Métropole

 

Actuellement, la société Veolia produit et distribue l’eau potable aux communes de Druye, Savonnières, Villandry dans le cadre d’un contrat de Délégation de Service Public. Un second contrat, de même nature régit les services de l’eau potable pour la commune de Ballan-Miré. Ces contrats de service publics concédés à Veolia expirent en fin d’année.

Les élus de Tours-Métropole réunis le 28 mars 2022 ont décidé de les renouveler en élaborant un contrat unique, regroupant l’ensemble des communes desservies, et Berthenay en 2024.

Vos représentants de l’UFC Que Choisir d’Indre et Loire ont donné un avis défavorable à ce projet, estimant que l’actuelle gestion de l’eau en Régie (gérée directement par la collectivité) qui dessert les 2/3 de la population de la métropole à un tarif correct avait vocation à gérer l’ensemble des communes.

Tout d’abord, les représentants de l’UFC constatent que les bilans de fin de contrats, étape prévue par la réglementation, ne sont pas fournis par Veolia.

De plus, apparaît au nouveau contrat, la construction d’une unité de « décarbonatation » pour la commune de Ballan-Miré, rendue nécessaire par la présence d’une eau trop calcaire, néfaste au réseau et aux appareils ménagers. Ce nouvel investissement n’a été mentionné auparavant ni dans l’étude préalable à la Délégation de Service Public, ni dans le cadre de la procédure des marchés publics.

Une seule offre a été déposée, celle de Véolia et la métropole l’a retenue.

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Lors de la réunion du Conseil d’exploitation de la régie de l’eau et de l’assainissement du 3 Octobre 2022, l’UFC Que Choisir d’Indre et Loire a exprimé son désaccord avec les termes de ce nouveau contrat et s’engage à le contester officiellement auprès du Président de la Métropole et des élus.

Les raisons en sont les suivantes :

       – La fusion des 2 contrats entraîne un déséquilibre au détriment des seuls abonnés de Ballan-Miré sur qui repose exclusivement la hausse des tarifs.

       – L’acceptation par la Métropole de la proposition de Veolia de construire une unité de décarbonatation qui ne peut entrer en service au moins avant 18 mois alors que la nouvelle tarification prend effet dès le 1er Janvier 2023 !

       – L’absence de considération d’une solution différente pour traiter la question du calcaire : Le projet d’approvisionnement de Ballan-Miré par l’usine du Cher de Joué-lès-Tours à hauteur de 100 000m3, permettrait d’économiser 25 % d’eau très calcaire provenant de la nappe profonde et réduirait déjà la dureté de l’eau.

       – L’absence d’information aux habitants. Certains disposent déjà d’adoucisseurs d’eau.

       – L’absence d’information  de la Commission Consultative des Services Publics, alors que son avis est requis sur « tout programme de recherche et de développement avant d’y engager le service de l’eau et de l’assainissement ».

L’UFC-Que Choisir d’Indre-et-Loire s’oppose à ce projet tel qu’il est actuellement présenté et a choisi de vous informer.

Vous pouvez lire l’intégralité de la lettre envoyée aux adhérents ici

17 octobre 2022

Voyage avec les boyaux

 

Ce « voyage avec les boyaux » n’est pas un stage en immersion au sein d’une unité de chirurgie viscérale, pas plus qu’une initiation à la spéléologie. Plus prosaïquement, essayons de suivre à la trace les boyaux qui enveloppent nos saucisses, saucissons et autres andouillettes.

Jadis, dans nos campagnes, tout était simple. On élevait son cochon, puis, à l’entrée de l’hiver, on le tuait et on se servait de ses boyaux pour confectionner saucisses et saucissons. Question traçabilité, impossible de faire mieux. Au pire, si on ne pouvait ou voulait pas faire ça soi-même, on s’adressait à un charcutier qui s’occupait de tout à notre place.
De nos jours, évidemment, ça ne se passe plus comme ça.

 

Si vous allez chez un artisan charcutier qui prépare lui-même ses saucisses, il saura sans aucun doute vous dire d’où vient le porc qu’il a travaillé. Mais aussi sérieux et consciencieux soit-il, il aura sans doute bien du mal à vous expliquer par où est passé le boyau qui entoure ses produits. Et on ne parle pas ici des boyaux artificiels, à base de collagènes ou de cellulose. Non, c’est bien de boyau naturel qu’il est question.

Andouillettes et chipolatas

Car le boyau de votre andouillette a sans doute beaucoup bourlingué avant de finir sur votre barbecue ou votre plancha, même si le porc dont il est issu a peut-être été élevé pas loin de chez vous.
Et cela pour au moins deux raisons.
La première est l’adéquation de la taille du boyau au type de charcuterie que vous voulez produire. Pas besoin d’avoir un CAP charcuterie pour se rendre compte qu’il ne faut pas le même diamètre de boyau pour une chipolata que pour une andouillette.

La première nécessite du menu (intestin grêle du porc), tandis que la seconde a besoin du gros intestin de la bête, (chaudin ou suivant). Dans une région où on produit traditionnellement plutôt de l’andouillette ou de la saucisse de Morteau, on va avoir besoin de plus de chaudin et de suivant que ne peut en produire le porc qui a servi à la garnir. Donc, mathématiquement, il faudra en faire venir d’ailleurs.

 

 

La mondialisation en marche

La deuxième raison, la plus importante, est purement économique. Le produit est d’abord calibré : on mesure le diamètre de l’intestin d’un porc sur toute sa longueur. Ensuite on le coupe à la taille standard à laquelle il sera vendu. Et comme ces opérations sont largement manuelles, il est plus rentable, malgré les coûts de transport, pour un boyaudier industriel d’aller faire préparer ses produits au Maroc, voire en Chine, vu le coût de la main d’œuvre dans ces pays.

 

Ensuite, les boyaux sont réexpédiés chez nous avec le label « boyaux garantie d’origine européenne », ce qui, à proprement parler, est vrai, puisque le cochon a peut-être élevé à côté de chez vous.

Du coup, ni vous ni même votre charcutier artisanal n’êtes censés savoir que le boyau a accompli un périple de plusieurs milliers de kilomètres (jusqu’à 45000 s’il est passé par la Chine)… mais ce n’est pas pour cette raison que les andouillettes ressemblent à des rouleaux de printemps. D’ailleurs, elles n’ont pas le même goût !

14 octobre 2022

Enquête sur la vente de CBD

Entre le 4 et le 18 juin 2022, les enquêteurs de 73 associations locales de l’UFC-Que Choisir se sont rendus anonymement en pharmacies et magasins spécialisés dans la vente de CBD, pour tester le discours des commerçants. Voici les résultats de cette enquête.

Le CBD est le cannabidiol, alors que THC, le cannabis, est le tétrahydrocannabinol. Ce sont tous deux des cannabinoïdes produits par le chanvre.
La principale différence entre le CBD et le THC est que le premier ne produit pas d’effets psychotropes. De fait, le CBD est légal dans la plupart des pays, alors que le THC, à cause de ses effets psychoactifs, ne l’est pas.

Le CBD, le cannabidiol est vendu sous forme d’huile, de tisane ou même de cosmétique. Il ne se cantonne plus aux boutiques spécialisées (400 fin 2020 à environ 1 600 aujourd’hui) et il a maintenant sa place en pharmacies. Pour attirer le consommateur, on lui prête des vertus anti-inflammatoires, antidépressives et bien d’autres encore.

L’enquête

Entre le 4 et le 18 juin 2022, les enquêteurs de 73 associations locales de l’UFC-Que Choisir se sont rendus anonymement en pharmacies et magasins spécialisés dans la vente de CBD, pour tester le discours des commerçants. Au total, 1 020 points de vente (824 pharmacies et 196 boutiques), présents dans 56 départements, ont été enquêtés. Sur les 1 020 lieux enquêtés, 289 ne vendaient pas de produits à base de CBD : de fait, l’enquête se base sur les résultats de 731 points de vente, dont 539 pharmacies et 192 magasins spécialisés.

Les profils de consommateurs

Pour tester les conseils donnés sur le CBD et se faire recommander un produit, 2 profils de consommateur ont été élaborés : des personnes souffrant de douleurs au niveau des articulations et des personnes souffrant de troubles du sommeil.

 

Les lieux de vente

35% des pharmacies enquêtées ne vendent pas de CBD, pour diverses raisons : pas de demande des clients, manque de recul concernant l’efficacité, en attente de laboratoire fiable, législation encore trop floue ou pas de formation des pharmaciens. Certains pharmaciens refusent de vendre du CBD par conviction mais plus étonnant, plusieurs pharmacies ont indiqué à nos enquêteurs que la vente de CBD était interdite en France !

Les résultats

Sur l’ensemble des lieux enquêtés vendant des produits à base de CBD, soit les 731 points de vente, l’huile de CBD est le produit le plus conseillé (57 %). Ce sont les magasins spécialisés qui les recommandent nettement plus que les pharmacies (respectivement 81% et 47%), ces dernières mettant davantage en avant les gélules et bonbons (28% contre seulement 2% pour les boutiques), et les lotions (10%).

Pour 80% des commerçants rencontrés, l’huile de CBD doit être ingérée en déposant les gouttes sur ou sous la langue (95 % pour les magasins contre 70% pour les pharmacies, qui conseillent également de verser quelques gouttes dans une tasse d’eau chaude (10%)).

Tous produits confondus, le prix moyen est de 33€, mais varie du simple au triple selon le produit : l’huile coûte en moyenne 43€, quand la tisane revient à 15€. Le prix moyen est plus élevé en magasin (42€) qu’en pharmacie (30€).

Concernant la posologie et les effets du CBD, 71% des commerçants ont indiqué une quantité précise à prendre, davantage dans les magasins (82%) que les pharmacies (66%).

Quant au discours du commerçant, 1/4 des commerçants (26 %) a demandé aux enquêteurs une éventuelle prise de médicaments en parallèle. 72% affirment que le CBD va aider à dormir ou à soulager les douleurs, 24% précisent que le CBD est un complément mais 4% affirment que le CBD va guérir le problème.

Selon le lieu enquêté, la perception du discours du commerçant rencontré est bien différente : Les vendeurs présents dans les magasins spécialisés ont été considérés comme nettement plus convaincants (89 % contre 58 % pour les pharmacies), mais ont été nombreux à tenir des propos exagérément positifs, selon nos bénévoles.

 

 

Quant aux pharmaciens et préparateurs, leurs discours ont été jugés bien plus prudents (79 % contre 53 % pour les magasins), mais ont moins convaincu les enquêteurs, ce qui peut s’expliquer par de moindre connaissances et maitrise des produits, contrairement aux vendeurs spécialistes du CBD.

En Indre-et-Loire

Dans notre département d’Indre-et-Loire, 12 magasins spécialisés ou pharmacies ont été enquêtés anonymement. Une seule pharmacie a déclaré ne pas vendre de CBD.

Sur les 11 lieux de vente restant (4 magasins spécialisés et 7 pharmacies), les prix sont aussi plus chers en magasins spécialisés qu’en pharmacies.

Contrairement aux résultats nationaux, un seul lieu de vente (un magasin spécialisé) s’est inquiété de la prise de médicaments ou de la possibilité d’une maladie chronique. Les questions n’ont été posées dans aucun autre lieu de vente et notamment dans aucune pharmacie.

Les vendeurs des magasins spécialisés ont tous été convaincants dans leurs renseignements, la moitié ont été prudents mais l’autre moitié exagérément positifs. Les officines ont été dans leur grande majorité peu convaincantes et prudentes.

 

6 octobre 2022

Le chauffage par pompe à chaleur

 

A l’heure de la transition énergétique, notre association UFC-Que Choisir 37 se doit d’intervenir une nouvelle fois auprès des consommateurs pour dénoncer de trop nombreuses déconvenues du fait notamment de professionnels peu scrupuleux.

il convient donc ici de rétablir quelques indispensables données à connaître avant toute signature de contrat.

Ne pas hésiter à être exigeant

A savoir que ce soit pour une réhabilitation ou une construction neuve, il faut obligatoirement obtenir :

1° Un bilan énergétique détaillé avec ses commentaires permettant de proposer et de discuter une ou plusieurs solutions compte tenu en particulier des possibilités d’amélioration d’isolation thermique, de l’opportunité d’un préchauffage de l’eau chaude sanitaire, de la mise en place d’une logique de délestage pour éviter l’augmentation de la puissance souscrite, de l’incorporation d’une VMC « hygroréglable » (simple ou mieux double flux avec échangeur) ou encore des avantages et inconvénients environnementaux du lieu du bâtiment.

2° Une fiche technique de la PAC avec nécessairement son tableau de performances thermodynamiques fonctions de la température extérieure de l’eau ou de l’air et de la température de départ de chauffage.

3° Sur les devis, la présence :
-D’un ballon tampon calculé (au mieux par excès) en fonction du type de chauffage (PCR ou radiateur) et du type de PAC (marche en TOR ou à compresseur à vitesse variable type INVERTER).
-D’un filtre visuel facilement nettoyable placé à l’entrée du condenseur de la PAC.
-D’un désembouage soigneux en réhabilitation, c’est-à-dire un détartrage-désincrustation du circuit de chauffage.
-D’un bilan comparatif du coût d’exploitation correspondant aux solutions proposées.

Si l’un ou plusieurs de tous ces points manquent, exigez-les sinon « passez votre chemin ».

Recommandations générales

D’une manière générale il est vivement recommandé de :

-Ne jamais surdimensionner la puissance de la PAC ou des poêles à bois ou granulés.
-Toujours privilégier un chauffage d’appoint avec du bois ou des granulés plutôt que la présence de résistances électriques additionnelles avec la PAC (grave inconvénient de surcharger le réseau de distribution électrique aux pires moments de l’hiver et sur-pollution environnementale).

 

-Privilégier la solution « PAC eau/eau » / « plancher chauffant » offrant le meilleur rapport qualité environnementale / coût-confort-esthétique et pouvant réduire la dépense annuelle de chauffage jusqu’à moins de 1 euro /m2 (valeur 2022).
-Veiller à une hygiène soignée lors de l’installation car tout corps étranger qui pourrait venir se coincer dans le condenseur de la PAC ne fera que contribuer imperceptiblement à dégrader sa performance et par conséquence à augmenter le coût du chauffage et ce, définitivement.
-Traiter contre la corrosion et les boues l’eau (adoucie de préférence) du circuit de chauffage.

Etre informé mais aussi prudent

Outre ces précisions qui relèvent du domaine technique, il faut rappeler un certain nombre d’éléments essentiels qui portent notamment sur les points suivant :

– la décision d’installer une pompe à chaleur : cette décision vous appartient-elle ou avez-vous été démarché par téléphone ou à domicile ?
En effet, le professionnel vous doit un certain nombre d’informations précontractuelles prévues par le Code de la Consommation, parmi lesquelles le droit à rétractation.
– la phase contractuelle doit se traduire par la signature d’un bon de commande détaillé.

 

– les conditions de financement de cette commande, majoritairement un « crédit affecté » qui doit être établi et signé par vos soins, et pour lequel vous bénéficiez également d’un droit à rétractation.
– le bien fondé des travaux et leur démarrage ; veillez à ce que les travaux ne soient pas lancés trop rapidement vous laissant la possibilité de vous rétracter.
– la mise en service : la faire par le constructeur de la PAC ou par un technicien d’une entreprise agréé par le constructeur et ne régler le solde des travaux qu’après vérification que toutes les données techniques nécessaires sont relevées sur le compte rendu de cette mise en service (signée par les deux parties) et sont conformes au cahier des charges.

Enfin, il faut absolument s’assurer de la qualification RGE du professionnel dans le domaine d’intervention du professionnel !

Pour plus de renseignement, site economie.gouv.fr

4 conseils pour éviter les arnaques 

Le label RGE

3 octobre 2022

La Rentr’écolo 2022 à l’université de Tours

 

La Rentr’écolo 2022 de l’université de Tours a eu lieu ce jeudi 29 septembre. Cette manifestation rassemblait étudiants, personnels, associations  locales et  partenaires privés et institutionnels autour des thèmes de la transition écologique.

75 animations, stands d’infos, ateliers étaient  proposés gratuitement durant l’après-midi sur tous les sites universitaires.

Notre association l’UFC-Que Choisir 37 était présente sur le site des 2 Lions à la faculté de droit, économie et sciences sociales. Elle est allée à la rencontre des étudiants avec différentes animations : bar à eau, jeux interactifs. Les jeux ont remporté un beau succès puisque, pour y participer, les étudiants ont dû faire la queue! 

Les échanges ont été nombreux, enrichissants, le tout dans une bonne humeur!

1 octobre 2022