UFC-Que Choisir de l'Indre et Loire

Amazon, tu l’aimes ou tu le quittes… si tu peux

 

Amazon, il y a ceux qui l’adorent et qui ne pourraient pas s’en passer. Et puis ceux qui le détestent et qui n’y auraient recours pour rien au monde.

Si par hasard vous nourrissez le projet de pourrir l’ambiance lors des repas de fêtes de fin d’année, voici une méthode quasi-infaillible : au moment que vous jugerez opportun, lancez dans la conversation le nom d’Amazon. Effet garanti et immédiat : l’assemblée se divisera illico en trois camps.

D’un côté, la vieille tata écolo aux idées sociales bien affirmées : la seule mention de la firme américaine lui donne des boutons. Elle ne voit en Jeff Bezos que le fossoyeur du petit commerce, un exploiteur sans scrupules et un pollueur invétéré qui inonde la planète en incitant les gens à surconsommer.

De l’autre, le cousin qui se veut « moderne », et qui affirme haut et fort qu’il faut être vraiment idiot pour se passer des avantages que procure Amazon. Et d’insister : livraison gratuite, service après-vente aux petits soins, voire livraison en une heure, sans parler des prix et du choix…

 

Entre les deux, tous ceux qui pensent que ce n’est pas le moment de parler de ça, en reprenant une part de dessert…

Pour le plaisir !

Mais le cousin a-t-il raison de ne jurer que par Amazon ?

Si l’on s’en tient à ses arguments, oui, évidemment, parce que ceux-ci sont on ne peut plus réels : livraison effectivement gratuite, service après-vente hyperperformant, choix immense et prix concurrentiels… Difficile, dans ces conditions, de résister, car, notamment, la livraison rapide est perçue par le cerveau du cousin ( et de millions d’autres personnes) comme une récompense immédiate, et comme un renforçateur qui va accélérer la fréquence du comportement, parce que cela active, dans son corps, la dopamine, un neurotransmetteur aussi appelé « molécule du plaisir ». En gros, le cousin commande sur Amazon et il est livré le lendemain : il éprouve cette sensation de récompense immédiate et de plaisir, qui ne lui donne qu’une envie, celle de recommencer, et ainsi de suite.

C’est plus fort que moi

Et pourtant, comme il est un tant soit peu informé, il sait bien, le cousin, que les conditions de travail chez Amazon sont lamentables, que les salariés sont payés avec un lance-pierre (et encore !) et que le mot « syndicat » fait fâcher tout rouge M. Bezos. Il sait aussi que le commerce de proximité, et plus généralement la concurrence, ne peut pas s’aligner sur les prix pratiqués par Amazon…

Bref, il sait que la tata a raison ; mais c’est plus fort que lui, il ne peut pas s’empêcher de commander, de recommander, et de re-recommander sur Amazon. C’est ce que les psychologues appellent une dissonance cognitive, c’est-à-dire une distorsion entre les idées et les actes.

Du coup, pour se donner bonne conscience, le cousin, après chaque achat s’autoconvainc qu’il n’avait pas le choix, avec toujours les mêmes arguments : c’était plus cher ailleurs, pour la livraison il aurait fallu attendre plus longtemps, ou il ne trouvait pas exactement ce qu’il cherchait…

Comment te dire adieu ?

Mais parfois, tout de même, il se dit qu’il pourrait faire un effort, pour toutes les bonnes raisons qu’avance la tata, alors il essaie de se désinscrire d’Amazon Prime, mais c’est compliqué : déjà il faut trouver comment faire sur le site, c’est écrit en tout petit ; et si par bonheur il trouve, il lui faut encore justifier son acte en fournissant une bonne raison. Bref, c’est compliqué, alors il laisse tomber, et à chaque repas de famille, la tata, avec ses arguments, somme toute irréfutables, l’agace. Pour se déculpabiliser, il ironise : elle n’est pas maligne si elle accepte de payer plus cher pour un même objet qu’elle recevra à la Saint Glin-Glin.

Quant à elle, la tata a décidé, contre vents et marées, de ne jamais mettre le doigt dans cet infernal engrenage : elle préfère continuer à se demander avant d’acheter un objet, si elle en a vraiment besoin, et si tel est le cas, à pouvoir continuer d’avoir le choix du commerçant, tant que le vilain Jeff ne les aura pas mangés tout cru !

27 novembre 2023

Black Friday : c’est encore reparti pour un tour !

On se prépare encore cette année à une poussée de fièvre acheteuse aux alentours du 24 novembre, jour du Black Friday (vendredi noir). Sachons donc raison garder face aux multiples sollicitations.

L’an dernier à cette même époque, nous vous avions déjà parlé du « Black Friday » qui avait une tendance à l’expansion, puisqu’il se déclinait en black week (semaine noire), voire black month (mois noir). Eh oui, le Black Friday est ce que les médias appellent un marronnier, c’est-à-dire un de ses sujets qui reviennent tous les ans, à la même période et que chaque journaliste se sent obligé de traiter, sans originalité mais parce que il faut en parler.

On ne va pas vous mentir : cette année, rien de nouveau, et même mieux, nous reprenons le même article, les mêmes phrases, le même argumentaire ! Les fameuses promotions ont déjà commencé depuis début novembre. Et n’oublions pas que ce fameux « Black Friday », officiellement fixé pour 2023 au 24 novembre, sera suivi, dans la foulée, du « cybermonday » (cyberlundi), lundi 27 novembre, plus spécialement destiné à doper les achats en ligne.

 

N’en jetez plus, la cour est pleine, mais le porte-monnaie, lui, se vide ! Parce qu’après la rentrée, et son cortège de promotions saisonnières, le black Friday vient opportunément (pour les commerçants) s’intercaler entre Halloween et Noël. Restera-t-il un petit peu d’argent pour faire les soldes en janvier ?

Alors avant de faire chauffer la carte bleue, rappelons quand même quelques conseils.

Se méfier

Le black Friday ou le cybermonday sont des opérations de promotion commerciale. Et à ce titre, ils doivent obéir à certaines règles. Chaque année, hélas, notre association est alertée sur des prix gonflés avant promotion. De plus, la période est propice à des arnaques en tout genre : hameçonnage, fausses cartes-cadeau, faux sites de vente en ligne, etc.

Nous rappelons que la directive européenne, « Omnibus », transposée en France par l’ordonnance de décembre 2021, oblige les commerçants à afficher le prix de référence à partir duquel ils ont calculé la réduction qu’ils mettent en avant, pour éviter qu’ils annoncent des remises excessives, en gonflant justement le tarif de base du produit. Ce prix de référence ne peut pas être choisi arbitrairement, il doit correspondre au prix le plus bas proposé par l’enseigne à tous les consommateurs au cours des 30 derniers jours avant la promotion… Une pratique destinée à mieux protéger les consommateurs !

Et n’oubliez pas que le droit de rétractation s’applique aussi à cette période.

Comparer

C’est la règle de base pour toute promotion : le consommateur doit comparer les prix. D’abord avec le prix avant promotion, et concernant spécifiquement ce Black Friday où les propositions pullulent, comparer les offres entre elles pour tenter de déterminer la plus intéressante.

Réfléchir

La première chose à faire, c’est de bien distinguer ses besoins de ses envies. Dans le premier cas, si l’achat et nécessaire ou indispensable, on prend les précautions citées plus haut avant de se lancer. Dans le second cas, il faut mieux y réfléchir à deux fois. Combien d’objets achetés lors d’opérations promotionnelles finissent au fond d’un placard sans jamais avoir été utilisés ? Dans une période où on n’arrête pas de dénoncer la surconsommation et où le porte-monnaie n’est pas extensible, il serait bon de penser avant à l’usage réel que l’on aura du produit que l’on se prépare à acheter.

Mais au fait, ce black Friday est-il vraiment intéressant financièrement ? Pour les commerçants, incontestablement oui ; pour le consommateur, le constat est plus nuancé : entre les vraies et les fausses bonnes affaires, le gain réel serait de moins de 5% (étude faite en 2021 sur une centaine de produits). Si on ajoute à cela les achats d’impulsion pour des produits dont on n’avait pas besoin, chacun fera les comptes…

Pour en savoir plus sur les fausses promotions du Black Friday, à lire l’article du site national UFC Que Choisir sur le sujet.

23 novembre 2023

Les jouets de Noël : avant l’heure, c’est déjà l’heure

Y aura-t-il des jouets pour Noël ? Quels jouets acheter ? Quand faut-il acheter pour profiter des meilleurs prix ? Comment trouver des jouets pas chers ?

Les questions sont nombreuses pour les parents au moment de Noël. De plus, ils doivent conjuguer fin du mois et joie de leurs enfants : une équation encore dure cette année avec l’augmentation des matières première et une inflation globale aux alentours de 5 % sur un an.

Y aura-t-il des jouets pour Noël ?

achats-jouets-noelOn connait la technique commerciale qui est de créer le manque pour accélérer l’acte d’achat. Alors, il ne faut pas se laisser piéger par les alertes de ce genre. Néanmoins, il est clair que si vos enfants ont fait une liste précise de jouets au Père Noël et que ces demandes correspondent à la mode du moment, à la série télévisée favorite, il vaut mieux prévoir pour éviter les déconvenues de dernière minute en raison d’une rupture de stock.

 

Nous vous en parlons en connaissance de cause, notre Père Noël ayant manqué une année de réactivité pour le cadeau tant attendu (les Tortues Ninjas), le dit Père Noël a fait toutes les boutiques du département d’Indre-et-Loire, mais aussi des départements limitrophes sans succès. Il fallut alors beaucoup d’imagination et de diplomatie pour faire comprendre à un enfant de 4 ans que les Tortues Ninjas étaient parties visiter le monde et ne devaient revenir que début février (date donnée alors par les fournisseurs pour le réapprovisionnement).

Alors un conseil : soyez réactif, anticipez vos achats.

Quel jouet acheter ?

Dans le monde des jouets, un produit sur quatre est un produit dérivé d’un film, d’une série, d’un dessin animé ou d’une BD. On va donc trouver des figurines de super-héros avec leur version Lego à construire par exemple, en passant par des cartes à leurs effigies.

Dans le top 5 des ventes, on retrouve sans grand changement tous les super-héros, les chiots de la Pat’Patrouille, les sorciers de la saga Harry Potter (25 ans cette année) et bien entendu toujours et encore les Pokemon. Les petites filles demanderont aussi sans grande surprise des poupées Barbie.

La tendance des jouets écoresponsables se confirme avec une belle progression depuis quelques années.

 

Alors que le marché du jouet en France est en recul de 5% sur l’année 2023, les jouets made in France représentent encore cette année 15% du marché. En effet, avec le coût du transport et des conteneurs, il est devenu moins cher de fabriquer des jouets en France.

Veillez à toujours acheter un jouet qui correspond à l’âge de votre enfant en vous aidant notamment des indications d’âge présentes sur les boites : tout d’abord dans un souci de sécurité (les petites pièces de Lego peuvent être ingérées par des enfants trop jeunes par exemple) mais aussi dans un souci du respect du développement de l’enfant (à chaque âge, son jouet). Ce n’est pas en achetant un puzzle 3000 pièces à votre bambin de 2 ans que celui-ci fera une grande école à 10 ans !

Quand faut-il acheter pour profiter des meilleurs prix ?

En 2021, le budget moyen des cadeaux de Noël pour les enfants était de 131 € par enfant. Ce budget était resté stable en 2022. Mais il semble bien que cette année, le Père Noël soit rattrapé par la crise :  selon une enquête de l’institut Générations & Co pour Kid Expo, le budget serait de 124€ par enfant, soit 6% de moins qu’en 2022.

Il est vrai que, comme tous les autres produits, les jouets n’échappent pas à la crise inflationniste. En un an, le prix des jouets a augmenté de 4%.  C’est le résultat d’une augmentation générale : celle du prix des matières premières bien sûr, mais aussi du coût du transport et de l’énergie. 

Il est à prévoir que cette année encore, le prix sera au centre de toutes les attentions et pour beaucoup le critère le plus important au moment de l’acte d’achat, les jouets ne faisant pas partie pour beaucoup des dépenses prioritaires.

Alors quand vaut-il mieux acheter ? Les analyses de prix des jouets effectuées chaque année durant les derniers mois de l’année montrent des courbes similaires : les prix sont élevés en septembre puis amorcent une décrue régulière en octobre pour atteindre en novembre leur niveau le plus bas, quand les catalogue sont distribués.  Mais cette tendance à la baisse ne dure jamais longtemps. Si les tarifs restent stables jusqu’à fin novembre, ils commencent à remonter début décembre. La hausse s’accélère généralement dès la mi-décembre pour retrouver leur niveau le plus élevé quelques jours avant Noël. Il semble donc bien qu’attendre le dernier moment pour faire ses courses est doublement une mauvaise idée : risque de pénurie du jouet recherché (on vous en a déjà parlé) et prix plus élevé !

La meilleure période pour acheter se situerait donc entre mi-novembre et fin novembre. Mais cela ne dispense pas de comparer. Si bon nombre de jouets stars sont souvent au même prix d’une enseigne à une autre, on trouve aussi des écarts significatifs sur certains produits. Pour les parents commandant sur des site d’e-commerce, soyez vigilants aux frais de livraison facturés qui peuvent rendre le prix du jouet moins compétitif.

Acheter au Black Friday : une bonne idée ?

Les Français ont pris le pli : face à la hausse des prix, nombreux sont ceux à vouloir profiter des réductions. Selon une étude de la société de conseil Stategy& en 2022, 43% des achats de Noël ont été réalisés durant la semaine du Black Friday.

 

La directive européenne, « Omnibus », transposée en France par l’ordonnance de décembre 2021, oblige les commerçants à afficher le prix de référence à partir duquel ils ont calculé la réduction qu’ils mettent en avant, pour éviter qu’ils annoncent des remises excessives, en gonflant le tarif de base du produit. Ce prix de référence ne peut pas être choisi arbitrairement, il doit correspondre au prix le plus bas proposé par l’enseigne à tous les consommateurs au cours des 30 derniers jours avant la promotion… Une pratique destinée à mieux protéger les consommateurs !

Alors, le Blak Friday est-il vraiment intéressant financièrement ? pour les commerçants, incontestablement oui ; pour le consommateur, le constat est plus nuancé : entre les vraies et les fausses bonnes affaires, le gain réel serait de moins de 5% (étude faite en 2021 sur une centaine de produits).

Comment trouver des jouets pas chers ?

La seconde main est une tendance bien éloignée de la radinerie (si, si !) mais qui a été murie et s’est ancrée dans l’esprit de nombreux consommateurs, les objets de seconde main étant de plus en plus présents sous le sapin.

Le phénomène est significatif chez les jeunes avec près de 60% chez les 18-34 ans contre à peine 30% chez les plus de 55 ans. Cependant, qu’ils soient jeunes ou plus âgés, les adeptes de l’occasion fondent leur achat sur deux principes : d’une part la baisse du pouvoir d’achat, d’autre part, une prise de conscience écologique à rebours de la surconsommation tel que le Black Friday justement. En somme, un geste salutaire en ces temps de réchauffement climatique planétaire.

 

Pour finir, n’oubliez pas que ce n’est ni la grosseur de la peluche, ni le prix que vous mettrez dans un jouet qui fera le bonheur de vos enfants…

 

20 novembre 2023

Sucre : un prix de plus en plus salé !

Dans notre dernier article, nous parlions du sucre, sucre blanc, sucre roux. Aujourd’hui, nous nous intéressons à son prix toujours plus haut.

 

M. et Mme R., de fidèles abonnés de nos magazines, nous ont écrit pour nous faire part de leurs observations à ce sujet. Ils ont pris la très bonne habitude de regarder attentivement les prix et ont remarqué une augmentation importante sur le prix du sucre cristal Daddy entre février et mai :

« […] le kg de sucre Daddy a augmenté de 72 % en à peine 3 mois.
Je vous joins les deux tickets de caisse qui le prouvent : le 10 février 2023, le prix du kg de sucre cristal Daddy était de 1,06 € ; le 5 mai le prix de ce même article dans le même magasin était de 1,83 €. »

 

 

Une très forte augmentation

M. et Mme R. ont tout à fait raison. Le prix du sucre a explosé ces derniers mois. En février 2023, France Bleu publiait sur son site « Sur un an, le kilo de sucre 1er prix a augmenté de 45% ». De même, il était précisé que le kilo de sucre premier prix était passé de 0,95 € à 1,29 € entre décembre 2022 et janvier 2023, soit une augmentation de 34 centimes d’euro en 1 mois seulement.

Si nous observons les prix donnés par notre couple de consommateurs, nous arrivons à une augmentation de 72% entre février et mai 2023 pour le kilo de sucre cristal Daddy. Mais comme le prix su sucre fluctue beaucoup, nous avons relevé le prix de ce même kilo de sucre en novembre 2023 dans le même magasin (site Internet du magasin SuperU de Joué-lès-Tours) : le prix de ce même kilo de sucre est actuellement à 1,59 €. Il est heureux pour les consommateurs que nous sommes de constater que ce prix est à la baisse. Néanmoins, nous ne pouvons que déplorer une augmentation de 50% entre février et novembre 2023.

Et malheureusement, ces augmentations touchent toutes les marques de sucre, y compris les premiers prix ou les marques distributeurs. De plus, par effet domino, tous les produits à base de sucre, la confiserie notamment, augmentent.

 

Des causes multiples

Les causes de cette augmentation sont multiples et vont de la guerre en Ukraine (eh oui, cela marche aussi pour le sucre !) aux mauvaises conditions climatiques, en passant par des décisions économiques et politiques de certains pays.

La guerre en Ukraine

La guerre en Ukraine a déclenché une crise de l’énergie et une hausse des tarifs de l’énergie. Or, les sucreries sont très énergivores (notamment en gaz).

De plus, les prix du pétrole brut augmentant, la demande pour de l’éthanol à base de canne à sucre s’accroit et tire les prix vers le haut. Il est donc plus rentable pour les pays qui cultivent de la canne à sucre de réserver leur production pour l’éthanol, destiné aux biocarburants. Et cela a une répercussion sur l’offre et donc sur les prix du sucre domestique.

Le climat

Le Brésil, grand producteur de canne à sucre (50 % du marché mondial), a du mal à soutenir sa production en raison de fortes inondations durant les derniers mois. A l’inverse, l’Inde et la Thaïlande sont en proie à des conditions météorologiques plus sèches que la normale qui entrainent une baisse de leur production.

 

Des décisions économiques

L’Inde a décidé de réduire les quotas d’exportation de sucre dans l’objectif de répondre avant tout aux besoins locaux en sucre. Les pluies de la mousson ayant été moins fortes, il est prévu une baisse totale de la production de sucre dans le pays. L’inflation sur les denrées alimentaires est très préoccupante dans le pays et le gouvernement indien a déjà interdit les exportations de riz blanc non basmati, imposé des droits de douane de 40% sur les exportations d’oignons, dans l’espoir de limiter cette inflation avant les élections de 2024. De plus, comme dit auparavant, l’Inde est un des pays qui a choisi de produire de l’éthanol pour sa propre consommation à partir des excédents éventuels de canne à sucre.

En conclusion

En conclusion, il est à craindre que le prix du sucre enregistre encore pendant quelques mois des augmentations successives et conséquentes.

Mais si le sucre peut être un plaisir, consommé en trop grande quantité, il peut être aussi mauvais pour notre santé. Et nous consommons actuellement en France environ trente kilos de sucres par an ! Nous consommons trop de sucres simples qui créent une dépendance physique et psychique, qui favorisent l’obésité et le diabète mais aussi de nombreuses autres maladies telles que les maladies cardiovasculaires et certains cancers (côlon, estomac…). Alors, c’est peut-être le moment de faire un peu attention à notre santé en ménageant notre porte-monnaie…

16 novembre 2023

Sucre blanc ou sucre roux : une histoire de couleur

 

Certains ne jurent que par le sucre roux, ou brun, d’autres ne veulent consommer que du sucre blanc. 

 

Souvent, quand on oppose sucre blanc et sucre roux, on veut en réalité mettre face à face le sucre de betterave et le sucre de canne. Il faut donc d’abord savoir que la réalité est plus complexe, puisqu’il existe du sucre brun de betterave et du sucre blanc de canne.

 

 

Petit résumé

Le sucre de canne est naturellement brun, c’est ce qu’on appelle la cassonade. Mais on peut obtenir du sucre blanc en raffinant le sucre de canne, c’est-à-dire en lui enlevant la mélasse, qui contient les vitamines et les minéraux, pour ne garder que le sucre.

A l’inverse, le sucre de betterave est naturellement blanc. Mais il existe du sucre de betterave brun, la vergeoise, issu du sirop résiduel de la cristallisation et recuit. Pour compliquer le tout, en Belgique et dans le nord de la France notamment, la vergeoise est aussi appelée cassonade!

Une histoire relativement récente !

Sous l’ancien régime, le seul sucre consommé était le sucre de canne, du moins par ceux qui pouvaient s’en payer, parce que le petit peuple, lui, n’en connaissait pas la couleur. Mais en décrétant en 1806, le blocus continental, Napoléon bloquait de fait tous les approvisionnements en sucre de canne, qui transitaient par l’Angleterre. Il décida donc  de mettre massivement en culture de betterave des milliers d’hectares de terre, et d’interdire purement et simplement le sucre de canne.

 

Effets de l’un ou l’autre sur la santé !

Il faut savoir que le sucre de canne contient un peu plus de minéraux que le sucre de betterave, mais dans une proportion tellement minime que l’effet est négligeable.

Quant au processus de raffinage souvent mis en cause, le sucre de betterave est naturellement blanc, et il n’est donc pas, au sens propre, raffiné. Seul, le sucre blanc de canne est artificiellement blanchi.

Le sucre blanc de canne est composé quasi-exclusivement de saccharose ; or pour métaboliser ce saccharose, il faut un apport en vitamines et en minéraux que le sucre raffiné ne contient pas. D’où des risques, en cas de consommation trop importante, de diabète et d’obésité. Mais de toute façon, le sucre en général doit être consommé avec modération.

13 novembre 2023

La Fresque du climat : contre le réchauffement climatique, « avoir les cartes en main »

A la journée du climat à la Gloriette en 2023, nous avons rencontré plusieurs associations dont les actions nous semblent très intéressantes. Ces associations en ont en commun avec nous de vouloir promouvoir une consommation responsable, raisonnée et durable ou de mener une réflexion sur nos modes de consommation. Aujourd’hui, nous vous présentons La Fresque du Climat et son projet.

Si La Fresque du climat se décline localement, c’est une association implantée aujourd’hui dans 156 pays, et qui compte environ 60.000 bénévoles, alors qu’elle n’a été créée qu’en 2018. Les raisons de son succès tiennent, malheureusement, en un mot : l’urgence climatique, évidemment.

Partant du principe qu’on ne peut agir de la bonne façon que si on connait bien le problème, les animateurs de La Fresque du climat appuient leur propos sur les rapports scientifiques du Giec.

Les ateliers que propose l’association se déroulent sur 3 heures, sous une forme qui, même si elle se veut pédagogique, reste ludique, et donc accessible à tous. Dans un premier temps, les participants font le constat du réchauffement climatique. Puis, au fil des échanges, on relie petit à petit les effets à leurs causes. Et pour terminer, on tente, collectivement, de trouver des solutions et les moyens de les mettre en œuvre.

Mais attention, expliquent les bénévoles, « on veut éviter une descente verticale du savoir ». En clair, les animateurs n’imposent pas les réponses aux problèmes climatiques, mais essaient de faire en sorte que les réponses finissent par s’imposer d’elles-mêmes. Et pas question non plus « de culpabiliser les gens. Le but, c’est d’être efficace, pas moralisateur ».

 

Les ateliers se déclinent en 3 niveaux possibles : junior (pour les 9 – 14 ans, simplifie (14 – 18 ans), et adulte.

Et comme les ateliers se déroulent sous la forme d’un grand jeu de cartes, le slogan était tout trouvé : pour agir sur le climat, « vous avez les cartes en main » !

En Indre-et-Loire, les ateliers se déroulent une fois par mois à l’espace Simone-Veil de Saint-Avertin, ou au siège de l’association, quai de Portillon. Le nombre de places étant volontairement limité à 10 participants, il est nécessaire de s’inscrire à l’avance.

L’espoir des bénévoles, c’est évidemment que les stagiaires d’un jour deviennent à leur tour les animateurs de demain, les missi dominici du climat, en quelque sorte.

Pour tous renseignements supplémentaires,

Courriel : tours@fresqueduclimat.org

linktr.ee/fresqueduclimat37

ou sur le site fresqueduclimat.org

11 novembre 2023

MOINS DE SEL DANS LE PAIN

 

Certains consommateurs ont cru remarquer que depuis quelque temps leur baguette de pain n’a plus le même goût. Alors, réalité ou fausse impression ?

Pour être juste,  un peu les deux!

 

En effet, depuis le 1er octobre, la composition du pain a en principe changé : la teneur en sel ne doit plus désormais dépasser 1,4 gramme pour 100 grammes de pain « courant ou traditionnel » et 1,3 gramme pour les pains spéciaux.

 

Une bonne nouvelle ?

Si cette mesure est respectée, c’est une bonne nouvelle pour notre santé. Rappelons qu’en France, le pain représente environ 20% des apports journaliers en sel. Une trop grande consommation de sel favorise l’hypertension artérielle, les risques de maladies cardiovasculaires, d’accident vasculaire cérébral et d’infarctus du myocarde. La recommandation de l’OMS est de ne pas dépasser 5g de sel quotidiennement pour un adulte.

Mais…

Le principal problème est que cette réduction est un engagement pris par les boulangers, en concertation avec le ministère de l’Agriculture. S’agissant d’un engagement volontaire, les seuls contrôles qui seront effectués sont des contrôles statistiques, donc sans aucune contrainte.

Un réel problème 

Notre association avait d’ailleurs réalisé une grande enquête, en début d’année, qui montrait que certains boulangers, industriels ou artisanaux d’ailleurs, avaient la main très lourde sur la boite à sel. Dans une demi-baguette, il y avait parfois plus de sel que dans un paquet de chips. Alors même qu’en 2022 déjà, la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française s’était engagée à réduire à 1,5g la quantité de sel dans le pain .

 

Une question de goût

Le sel permet de mieux hydrater la pâte, de la rendre plus maniable au pétrissage. Et comme il retient l’eau, le pain durcit ensuite moins vite. Et,  c’est une composante essentielle de son goût.

Alors, la baguette change-t-elle de goût ? Si les boulangers jouent le jeu, l’ampleur de cette réduction de la quantité de sel est finalement assez limitée et a priori, les consommateurs ne devraient pas sentir la différence, assurent les professionnels.

9 novembre 2023

Logo « Produit en Bretagne » : des règles très précises

 

Suite à la publication, sur notre site, d’un article sur un tartinable au thon (au demeurant, on le répète très bon!) portant le logo « Produit en Bretagne », l’entreprise associative du même nom et qui délivre les habilitations nous a apporté quelques informations complémentaires, notamment en ce qui concerne les règles d’attribution de ce logo, en insistant notamment sur le fait que si les produits porteurs du logo jaune et bleu peuvent intégrer, dans leur fabrication, des ingrédients non-bretons, pour autant les industriels concernés ne font pas ce qu’ils veulent en matière d’ingrédients.

Produit en Bretagne rappelle donc que pour les produits multi-ingrédients, plusieurs règles s’appliquent pour obtenir l’habilitation :

« – principe général de préférence bretonne pour les ingrédients primaires ;

– acceptation d’ingrédients extérieurs (hors Bretagne) sans condition d’origine, sous réserve d’une justification objective, sérieuse, et vérifiable (en particulier la non-disponibilité en Bretagne dans la quantité ou la qualité requise) ;

– les notions de transformation et de valeur ajoutée restent la règle dans ce cas. »

Et pour être encore plus claire, l’entreprise associative reprend notre exemple du tartinable thon- tomate. « Dans ce cas précis, le thon listao provient de l’océan Indien et du Pacifique car il s’agit d’une espèce de thon tropical non présent au large des côtes bretonnes.

Quant à la tomate, sous les formes utilisées dans cette recette, il n’existe pas d’industriels bretons capables de répondre à la demande spécifique de l’entreprise Guyader.

De plus, la notion de transformation est également bien validée (…) car le produit est entièrement préparé sur le site de production de l’entreprise Guyader à Landrévarzec. » Et de conclure : « Par conséquent, ce produit est bien conforme à nos règles d’habilitation actuelles. »  

Comme nous l’avons souligné dans notre précédente publication, l’origine des ingrédients est, comme le rappelle l’entreprise associative Produit en Bretagne, bien mentionnée sur le pot de tartinable : raison de plus pour inciter, une fois de plus, les consommateurs à bien lire complètement les étiquettes et emballages.

Et pour ceux qui en voudraient en savoir plus sur ce fameux logo Produit en Bretagne, rendez-vous sur le site de la structure : https://www.produitenbretagne.bzh

6 novembre 2023

E-commerce : idées reçues

 

Le e –commerce est en pleine progression mais il y a beaucoup d’idées reçues et elles ne sont pas toujours vraies…

Un site marchand avec une adresse en .fr est toujours en France

D’après une étude réalisée en 2021, plus de 80% des Français pensent que le .fr est l’extension qui correspond aux sites internet des entreprises françaises et selon cette même étude, 88% des Français trouvent qu’une adresse en .fr donne confiance.

En fait, l’extension .fr est une extension géographique. L’Espagne a le .es, la Belgique a le .be ou l’Allemagne a le .de, etc.

Cela ne signifie pas automatiquement que le site est français et basée en France. Simplement, l’extension .fr est destiné à être utilisée sur des sites web dont l’audience se trouve en France.

Mais comme c’est aussi l’extension utilisée par la plupart des institutions et organismes officiels français, l’internaute français a tendance à faire confiance à cette extension qu’il connaît bien et à lui accorder plus de crédibilité.

Je regarde les avis, ce sont les avis des clients qui vont me dire si je dois acheter ou non

C’est bien de regarder les avis mais attention les avis sont-ils dignes de foi ? Pas si sûr. Parmi tous les commentaires présents sur Internet, une bonne partie sont des faux et il est difficile de savoir combien. On estime que 30 à 50 % d’entre eux n’auraient pas été rédigés de bonne foi. Il peut s’agir de messages négatifs laissés par un concurrent jaloux ou d’avis positifs déposés par le professionnel lui-même, à moins qu’ils ne sortent de l’imagination d’un client revanchard ou de celle d’une agence de communication payée pour cela.

Mon colis est arrivé, il est visiblement abimé, j’écris « sous réserves », cela suffit pour me protéger

Lorsque le colis est livré à domicile, le premier conseil est d’ouvrir le colis en présence du livreur, il a l’obligation d’autoriser le contrôle du colis. Si le livreur est trop pressé, le consommateur doit impérativement indiquer sur le bon de livraison que la possibilité de vérifier le contenu du colis lui a été refusée.

Le colis est abimé et vous acceptez le produit, il faut émettre des réserves précises sur le bon de livraison : « un angle est abîmé » ; « on entend un bruit de verre cassé » … La mention « sous réserve de déballage » ne suffit pas.

Si le colis est visiblement très abîmé, le plus simple, c’est de le refuser.

2 novembre 2023