UFC-Que Choisir de l'Indre et Loire

Bonne Année!!

L’UFC-Que Choisir 37 vous présente ses meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2023

En 2023, notre association restera toujours mobilisée afin de défendre au mieux les intérêts des consommateurs.

 

31 décembre 2022

Quand les prix baissent à la hausse !

 

Il y a peu, nous avions relevé, dans une grande surface tourangelle, une offre promotionnelle où le gain pour le client était de 0,00€  (lire en cliquant ici).

Une participante de notre concours (Mme Gruet Sophie) a trouvé une offre encore plus alléchante. Il s’agit là, sans aucun doute, d’un nouveau concept commercial, la « baissaugmentation ». Reste à convaincre le consommateur qu’il a quelque chose à y gagner.

Mais après tout, comme disait ma grand-mère, « plus c’est gros, plus ça passe ! »

29 décembre 2022

Truffes, foie gras, girolles…l’effet de halo

Quand on achète certains produits alimentaires, il y a des mentions qui attirent immédiatement l’attention du consommateur : tarte au saumon, mayonnaise à la moutarde, boudin aux truffes, feuilleté aux Saint-Jacques

Comme l’acte d’achat se fait en quelques secondes seulement, le produit doit séduire au premier coup d’œil. Les industriels l’ont bien compris, et ils ont tendance à mettre en avant, en l’inscrivant en plus gros sur l’emballage par exemple, un ingrédient valorisant, qu’il soit bon pour la santé, à la mode, ou simplement supérieur au niveau gustatif. Mais parfois, dans la recette, le produit est très minoritaire et il n’y a pas de limite inférieure.

Pratiques autorisées 

Pour protéger le consommateur, la réglementation oblige simplement à préciser le pourcentage d’un ingrédient mis en évidence par des mots ou des images. Sauf que, contre toute logique, le consommateur a tendance à se fier à sa première impression. Les spécialistes appellent ça l’« effet de halo ». Si on ajoute à ça que plus le pourcentage est faible, plus les industriels ont tendance à l’écrire en petits caractères, on a tous les ingrédients pour se faire avoir.

Des exemples abondants

On pourrait parler du potage aux girolles qui ne contient qu’1,1% de champignons. On peut ironiser sur les bâtonnets vendus comme 100% colin et où il faut comprendre que le produit contient 42% de poisson, dont la totalité est du colin. Mais la palme revient au thé matcha d’une grande marque qui contient 0,007% de poudre de thé matcha !

 

Et les jus de fruit ?

Les jus de fruit se distinguent des boissons aux fruits (qui ne contiennent souvent pas plus de 10% de fruit) et des nectars (entre 25 et 50% de fruit). Le reste, en gros, est du sucre et de l’eau, avec des additifs.

Pour le jus de fruit, c’est 100%. Mais c’est sur la répartition que ça se gâte. On vante, par exemple, un jus « mangue, ananas, kaki », ou « ananas, fruits de la passion », et quand le consommateur consulte la composition, surprise : tous contiennent environ 80% de pomme, d’orange ou de raisin. On l’a compris, ces derniers fruits sont évidemment bien moins chers que ceux qui sont mis en avant sur l’emballage

 

 

Alors on ne peut que conseiller aux consommateurs d’avoir le bon réflexe de consulter la liste des ingrédients, plutôt que de se laisser séduire par les sirènes du marketing.

26 décembre 2022

Remise des prix de notre concours photo

A l’occasion de du Printemps des consommateurs 2022, l’association locale UFC-Que Choisir de l’Indre-et-Loire avait lancé le 15 juin dernier un concours photo, « Repensons notre consommation ». Vous avez été nombreux à participer à ce concours pour dénoncer les excès d’une surconsommation.

Jeudi 15 décembre, au siège de l’association locale UFC-Que Choisir, a eu lieu une  cérémonie de remise des prix

Les gagnants des trois premiers prix M. Maffre, Mme Nau et M. Manceau étaient venus (parfois de loin) pour recevoir leur récompense : des sacs, des tee-shirts et autres objets. Tous les trois sont des photographes amateurs qui avaient été inspirés par la thématique proposée (pour voir leurs photos, cliquez ici).

M. Maffre, notre premier prix, a tenu à remercier notre association avec la lecture d’un texte spécialement écrit pour l’occasion (Merci à lui) :

Merci UFC Que Choisir

Mon association préférée

C’est grâce à tes bénévoles

Que toujours on échappe au pire

Qu’après avoir été trompés

Par des paroles qui s’envolent

 

Des offres et des publicités

Qui veulent séduire et allécher

On retrouve sa clairvoyance

Pour choisir en toute clarté

Le bien le plus juste du marché

Et l’acheter en toute confiance

 

Merci de nous accompagner

Dans les démarches délicates

Pour récupérer notre dû

Pour éviter un coup tordu

Pour débusquer les bureaucrates

Et faire régner la loyauté

 

Et voilà qu’UFC décide

Pour dénoncer le gaspillage

de l’illustrer par des photos

Pour une fois j’ai été lucide

Quand chez ce roi du bricolage

Le vigile vit un zigoto

 

Stopper à un rayon fermé

Voulait-il malgré tout passer

Voir des produits non nécessaires

Que nenni j’ai photographié

Et prouvé que dans les affaires

Mieux vaut éblouir qu’éclairer

 

Les échanges sur la surconsommation, la protection de notre environnement et autres sujets ont continué ensuite autour d’un verre.

Merci à tous les participants et au jury de ce concours !

19 décembre 2022

Un Eléphant (bleu) ça se trompe énormément !

Dans une lettre ouverte, la franchise Eléphant bleu s’élève contre la fermeture des stations de lavage de voitures que le gouvernement a décidée cet été, en raison de la sécheresse.

Dans une pleine page de publicité publiée il y a quelques jours dans nombre de titres de la presse française, Eléphant bleu défend notamment l’idée que les eaux collectées dans les stations de lavage sont moins polluantes que celles issues du lavage à domicile, puisque les premières sont collectées puis traitées avant leur retour en milieu naturel, alors que les secondes, dans la majorité des cas, finissent dans le sol.

Autre argument du laveur professionnel : ne pas laver du tout sa voiture pendant la période de fermeture des stations était, selon lui, une mauvaise solution, puisque s’en remettre à la pluie pour laver sa carrosserie revient à « faire ruisseler les résidus polluants (…) dans les sols, les nappes phréatiques et les cours d’eau ». Mais le problème, en période de sécheresse, est justement qu’il ne pleut pas !

 

Cette lettre ouverte ayant été publiée en page pleine dans nombre de journaux et étant consultable sur de nombreux sites Internet, chacun peut la lire pour se faire sa propre opinion ; et aussi, accessoirement, pour juger de la pertinence de se payer de pleines pages de publicité pour, entre autres, demander au gouvernement « une indemnisation pour les stations de lavage qui ont été contraintes de cesser leur activité (…) »

Que d’eau, que d’eau !

Mais, au milieu d’un certain nombre de chiffres cités dans ce plaidoyer, il en est un au moins qui interroge. Il est affirmé dans le texte que cette fermeture a « provoqué une augmentation de plus de 2,5 millions de m3 d’eau consommée ». Un renvoi en bas du texte explicite ce chiffre : le lavage à domicile aurait engendré « une surconsommation de 210 litres d’eau par lavage pour un volume de 11 760 lavages à domicile additionnels ». Une simple multiplication suffit pour arriver à un total de 2 469 000 litres d’eau (2 469 m3), soit grosso modo 1 000 fois moins que le chiffre avancé dans le texte. Une paille !

Pour expliquer cette différence, avançons quelques hypothèses :

– La première, la plus simple est que notre pachyderme s’est (involontairement ?) pris la trompe dans la calculette ;

– Seconde hypothèse : le lavage de voiture à domicile serait devenu la tendance de l’été, et il faudrait parler de plus de 11 millions de lavages supplémentaires ;

– Troisième hypothèse : la franchise a confié la mission de faire les calculs à un quidam plus familier des éléphants roses que de l’Eléphant bleu.

15 décembre 2022

Père Noël : un métier qui requiert une grande vigilance !

Noël, c’est la fête des enfants, et donc, évidemment, des jouets. Pour ne pas prendre de risques, il faut être prudent au moment du choix.

Un jouet que l’on offre à un enfant, pour Noël, un anniversaire ou toute autre circonstance, ça doit rester un moment magique, pour les petits comme pour les grands. Mais quand on entend se substituer au Père Noël qui, lui, est un vrai professionnel, il faut savoir se montrer digne de sa mission, en respectant un certain nombre de précautions. Sinon, le moment de fête et de joie pourrait virer au cauchemar et à la galère. Pour cela, il faut être vigilant et bien tenir compte, par exemple, de toutes les mentions portées sur l’emballage (ou sur le jouet lui-même).

– Marquage CE. C’est la première chose à vérifier. Celui-ci atteste que le fabricant engage sa responsabilité sur un produit qui respecte des règles de sécurité fixées par l’Union européenne. Si vous achetez en ligne, vérifiez aussi que le jouet que vous allez acheter ne fait pas l’objet d’un rappel de produit. L’UFC, sur son site, publie et met à jour régulièrement la liste des produits rappelés (consulter ici).

 

– Avertissement d’âge. Il est important, pour le plaisir et la sécurité de l’enfant, de lui offrir des jouets adaptés à son âge. Cela est même primordial dans le cas de la mention « ne convient pas à un enfant de moins de 36 mois ». De même, il est important de bien s’informer, avant de laisser les enfants jouer, en lisant les notices explicatives et les précautions d’emploi.

 

– Plus l’enfant est jeune, plus le fonctionnement doit être simple et sécurisé. Il faut se méfier de tout ce qui peut pincer, couper, etc. Toutes les alimentations électriques (piles ou transformateurs) doivent être inaccessibles aux petites mains.

Méfiance, méfiance !

– Jouets anciens. Si l’on veut donner, pour des raisons budgétaires ou écologiques, un second usage à des jouets qui ont déjà vécu, n’oublions pas que les règles de sécurité ont évolué au fil des années, et certains objets peuvent ne plus respecter les normes exigées aujourd’hui.

– Les faux amis. Eh oui, les jouets de Noël, c’est comme l’apprentissage de l’anglais : il faut se méfier des fameux « faux amis » : les jouets des grands frères et des grandes sœurs, qui peuvent contenir de toutes petites pièces qu’un tout jeune enfant peut avaler. Et il y a aussi les objets qui ressemblent à des jouets mais qui n’en sont pas : c’est le cas notamment des objets de collection pour adultes, comme les maquettes ou les figurines.

On le voit, les précautions à prendre pour un Noël vraiment réussi sont nombreuses, mais utiles et pour certaines vraiment primordiales.

Du coup, on comprend mieux que le Père Noël, qui n’est plus tout jeune, on le sait, ait besoin de s’entourer d’une armée de lutins pour mener sa tâche à bien dans le respect de la sécurité de tous les enfants !

     Joyeux Noël !

 

12 décembre 2022

Interdiction des fruits et légumes sous plastique : c’est la liste des exemptés que le Conseil d’Etat a annulée

Certaines chaines d’infos sont allées un peu vite en besogne, vendredi 9 décembre, en annonçant dans les titres que le Conseil d’Etat venait d’annuler l’interdiction de la vente des fruits et légumes sous plastique (cette interdiction a été mise en place depuis le 1er janvier 2022, dans le but, évidemment, de limiter l’usage des plastiques).

Or ce n’est pas le cas. Ce que le Conseil d’Etat a annulé vendredi 9 décembre, c’est la liste dérogatoire des fruits et légumes pouvant continuer à être vendus sous plastique.

Explications.

– La loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire a interdit la vente de fruits et légumes frais dans des emballages plastiques depuis le 1er janvier 2022.

– Cette loi a aussi chargé le gouvernement d’établir une liste de fruits et légumes dispensés de cette interdiction, au motif, notamment, que les produits pourraient être détériorés s’ils étaient vendus en vrac.

– Un décret gouvernemental a donc autorisé à continuer de vendre sous emballage plastique une quarantaine de fruits et légumes.

– C’est cette liste que certains professionnels du secteur ont contestée devant le Conseil d’Etat, qui leur a donné raison en constatant que « le gouvernement a inclus dans sa liste des fruits et légumes ne présentant pas nécessairement de risque de détérioration » et qu’il a « fixé, pour chacun de ces fruits et légumes, la période durant laquelle ils pourraient continuer à être vendus sous emballage plastique après le 1er janvier 2022″.

– Le gouvernement doit maintenant, selon les termes du Conseil d’Etat, « redéfinir une liste par décret pour répondre à la mission que lui a confiée la loi » des fruits et légumes concernés ou exemptés par cette interdiction.

 

11 décembre 2022

5 décembre : la journée du bénévolat

Le 5 décembre était la journée du bénévolat.

A cette occasion, la Fédération UFC-Que Choisir a publié une vidéo qui met à l’honneur ses bénévoles. C’est grâce à l’action de dizaines de bénévoles dans les associations locales que l’association fonctionne et continue année après année à agir aux côtés et pour les consommateurs. Alors, bravo à tous!!!

Pour voir la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=L_nLsJ-jBaM

10 décembre 2022

Lettre au Père Noël pour avoir un jouet « comme les vrais »

Cette année, la mode est à la reproduction de vrais objets, en miniature, avec l’aval des marques concernées. Place donc au mini-nettoyeur haute pression Kärcher ou à l’établi Black et Decker.

Cher Père Noël,

Je sais que tu entres dans une période chargée pour toi et tes lutins, aussi je ne te ferai pas perdre ton temps en te disant que j’ai été bien sage, que j’ai bien écouté ma maman, et gnagnagna, et gnagnagna… Tu sais aussi bien que moi le peu de crédit qu’il faut apporter à ce genre d’affirmation.

Aussi j’en viendrai, sans autre préambule, au fait : ma liste de Noël.

Cette année, j’ai cru comprendre que la tendance était aux jouets « comme les vrais ». Bon, d’habitude je ne suis pas trop du genre fashion victim, mais là, j’ai décidé de me laisser aller à mes envies. Moi, ce que je voudrais, cher Père Noël, c’est un aspirateur Dyson. Jusqu’à présent, je croyais que ce genre d’ustensile était réservé aux grands, mais ça c’était avant que je découvre dans un catalogue de jouets l’objet de mes rêves, de couleur bleue. De peur d’être déçu à l’utilisation, j’ai même été consulter les tests comparatifs de l’UFC-Que Choisir d’aspirateurs, sur Internet (en cachette de papa et maman qui n’aiment pas que je me serve de l’ordinateur en leur absence). Bon, j’avoue que je n’y ai pas trouvé le modèle que je convoite, mais ma conviction est faite : ce sera Dyson ou rien.

Il faut dire que les petites cochonneries que l’on voit tourbillonner dans le réservoir en plastique transparent, ça me fait kiffer grave. En l’occurrence, pour que ce soit encore plus beau, ils y mettent des petites perles de couleur. Je vois d’ici ton objection, cher Père Noël : les petites perles, c’est bien joli mais ça ne sert pas à grand-chose.

Je suis d’accord avec toi, aussi, dès le 25 décembre (si bien sûr tu m’apportes le jouet demandé), je te promets que je renverserai la poubelle de la cuisine sur le tapis du salon et que j’aspirerai le tout avec mon nouvel aspirateur Dyson. Papa et maman seront très fiers de voir qu’en une nuit, je suis devenu si propre et soigné : c’est ça la magie de Noël !

Au risque d’abuser, je t’aurais bien demandé aussi une tronçonneuse Bosch, mais je sais que maman ne sera pas d’accord. Du coup, je me suis rabattu sur un nettoyeur haute pression Kärcher, car j’ai pensé que finalement ça pourrait m’être utile, notamment pour nettoyer le tapis du salon dès le 26 décembre.

Au moins, quand je serai grand, je ne serai pas dépaysé et je saurai quelles marques d’outils acheter. Dyson, Bosch, Kärcher et tous les autres se joignent à moi pour te dire merci d’avance, cher Père Noël.

 

8 décembre 2022