UFC-Que Choisir de l'Indre et Loire

Consommation, Construction-Travaux, Logement

Et si on parlait de toit ?

Encore une situation abracadabrantesque, mais vécue par un de nos adhérents, où il est question de toit.

Cette petite histoire commence banalement avec le propriétaire d’une maison qui fait démousser son toit. Il fait donc appliquer, par une entreprise, un fongicide sur ses tuiles. L’opération, somme toute assez courante, n’en est pas moins onéreuse puisque la facture s’élève à plus de 3000€. Pour une somme pareille, on peut espérer être tranquille pour un bout de temps.

Une toiture blanche… sans neige

Mais c’est là que les choses se gâtent : la toiture se décolore, et en quelques semaines, elle devient quasiment toute blanche. La tuile, si on peut dire ! Pas content, et c’est un euphémisme, le client contacte l’entreprise pour qu’elle vienne remédier au problème. Celle-ci s’exécute, mais notre adhérent manque de s’étrangler quand il reçoit… une facture de 500€ pour cette nouvelle intervention.

Happy end

Heureusement, suite à une intervention de notre association, tout se termine bien, et l’entreprise cesse de relancer son client pour être payée. En effet, puisqu’il s’agit en l’occurrence d’une malfaçon ou d’une erreur technique de l’entreprise, celle-ci a obligation légale de restituer la toiture dans sa couleur d’origine. Et cela sans frais supplémentaires, cela va de soi. D’autant plus qu’aucun devis n’a été signé pour cette nouvelle intervention. L’entreprise a clairement tout faux.

Pour résumer

Si dans l’affaire ci-dessus s’est bien terminée, il y a quand même quelques enseignements à en tirer.

S’il y a faute ou erreur de l’entreprise, celle-ci doit la réparer sans frais pour le client.

Il ne faut jamais engager de travaux, surtout s’ils sont coûteux, sans la signature préalable d’un devis, qui engage le client et le professionnel pour une somme convenue à l’avance.

Dans le cas de démoussage ou de traitement hydrofuge des toitures, il faut être extrêmement vigilant : les cas de démarchage au porte à porte par des pseudo-professionnels sont hélas fréquents.

Si on constate des malfaçons après des travaux, c’est seulement pendant un an à compter de la réception que l’on peut exiger leur remise en ordre en application de la garantie de parfait achèvement. Cela ne concerne évidemment pas le gros œuvre qui, lui, est couvert par la garantie décennale. Et si une action en justice s’avère nécessaire, elle doit être engagée avant l’expiration de ce délai d’un an.