> Adhérer ! > Faire un don > Soumettre un litige en ligne

Timbre vert : on a juste un ajustement

 

En ce début d’année 2026, que nous vous souhaitons belle et heureuse, c’est un cri de découragement que nous voulons pousser. Parfois, vraiment, l’envie nous prend de baisser les bras.

Mais pourquoi donc, direz-vous ? Tout simplement parce que chaque année au 1er janvier le prix du timbre augmente, que nous nous faisons un devoir de le signaler, mais qu’à force, nous ne savons vraiment plus quoi écrire, puisque tout a déjà été dit les années précédentes.

Relevons donc que cette année le prix du timbre passe de 1,39€ à 1,52€, soit une augmentation de 9,5% (une paille !).

On aurait pu se gausser en remarquant que La Poste préfère les termes « évolution » ou « ajustement » au vilain mot d’ « augmentation ». Mais ça, on l’a déjà écrit, le 27 décembre 2021, par exemple.

Comme d’habitude

On aurait pu aussi écrire que La Poste invoque la baisse du volume du courrier pour justifier cette augmentation. On l’a déjà fait, le 8 janvier 2024, entre autres.

On aurait pu rappeler qu’en 2001 (passage à l’euro) le prix d’un timbre vert était de 0,41€ et que donc il a plus que triplé depuis cette date. Déjà fait aussi, le 2 janvier 2025.

Les plus malicieux d’entre vous se demanderont peut-être pourquoi on ne parle pas ici de ce qu‘on avait écrit en 2023 : cette année-là, La Poste avait décidé de supprimer le timbre rouge et, de ce fait, vos TGV (timbres à grande vitesse) s’étaient vus soudain transformés en omnibus du courrier, avec des temps de trajet de « 3 jours en moyenne ». Du coup, La Poste n’avait pas osé en remettre une couche avec le prix du timbre vert.

Le pire est sans doute à venir

Non, décidément, nous ne savons plus quoi écrire sur La Poste et ses tarifs. Mais heureusement, la Cour des Comptes est venue au secours de notre plume vacillante, via un rapport daté de février 2025 sur la « trajectoire financière du groupe La Poste pour les exercices 2019 à 2023 ». Que la vénérable institution s’intéresse à La Poste pourrait être, en soi, une bonne nouvelle, si on n’y lisait, entre autres, cette phrase : « La France est un des derniers pays européens à réaliser une distribution du courrier six jours sur sept et à maintenir 17 000 points de contact. » Pas besoin d’avoir fait l’Ena pour comprendre ce que le rédacteur suggère : si on veut assurer la rentabilité du système, il faudra se résoudre soit à ne plus distribuer le courrier tous les jours, soit à fermer des « points de contact »… soit les deux. Ce qu’en langage technocratique, la Cour des Comptes traduit par la préconisation d’examiner « l’utilité et le périmètre des missions de service public » de La Poste.

Mais au fait, dans l’expression « service public », il y a le mot service, non ? On en arriverait presque à l’oublier!

 

Recevez gratuitement notre newsletter


Les instructions pour vous désabonner sont incluses dans chaque message.