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Pourquoi les voitures noires (ou grises) sont grises (ou noires) ?

Il suffit de sortir de chez soi et de faire un petit tour dans la rue pour le constater : la majorité des voitures sont noires, grises ou blanches.

La proportion est même écrasante : parmi les véhicules neufs vendus l’an dernier, quatre sur cinq sont dans ces tons neutres.  39% de voitures noires, 38% de grises. Les blanches, elles, sont en baisse, avec 5% des ventes, remplacées sur le podium par les bleues (16% en 2025). Comme on le voit, on est maintenant à des années-lumière des années 70 où régnait en maitre le vert pomme ou l’orange vif. Et le phénomène ne concerne pas que le secteur automobile, puisqu’on le retrouve dans la mode, la décoration ou l’architecture.

Mais alors, pourquoi ?

Qu’est-ce qui a fait qu’on est passé de la couleur triomphante à la dictature du terne ?

Le premier facteur, peut-être, a été une conceptualisation par les créateurs de l’usage de la non-couleur. Ils ont répandu peu à peu l’idée que la couleur était orientale et irrationnelle, enfantine voire puérile, tandis que le gris ou le noir était occidental et rationnel, adulte.

Chez les industriels, il y a eu une volonté de rationaliser la production : à quoi bon multiplier les options colorées, ce qui a un coût, si on peut refourguer du gris souris à tout le monde ? Et si un client persiste à vouloir une voiture jaune citron, il n’hésitera pas à mettre la main au portemonnaie pour obtenir satisfaction !

La couleur, ça fait peur !

Après, c’est le cercle vicieux : quand on n’utilise plus la couleur, on commence à en avoir peur, à développer une sorte de « chromophobie ». Et c’est comme ça que s’est opérée une standardisation rampante, les marques automobiles ne proposant plus, de base, que des voitures noires ou grises, pour plaire au plus grand nombre. Du coup, même les automobilistes qui auraient souhaité un véhicule un peu moins tristounet hésitent car ils savent qu’ils auront beaucoup de mal à revendre une voiture jaune ou rouge.

Ajoutons à cela que les entreprises, pour leurs flottes de véhicules professionnels, choisissent des couleurs sobres, tout comme les professionnels qui pratiquent les LOA (location avec option d’achat) et LDD (location longue durée), et nous obtenons un paysage où la couleur est globalement bannie.

Un petit mot, pour terminer, du retour en grâce du bleu qui, nous l’avons dit, a supplanté l’an dernier le blanc dans le top 3 des ventes de voitures : le bleu est considéré généralement comme symbole de confiance et de loyauté, ce qui le rend acceptable, surtout quand les constructeurs surfacturent le blanc (entre 250 et 700€).

Ça s’en va et ça revient!

Tout étant affaire de mode en ce bas monde, si vous rêvez d’un retour des couleurs vives pour votre voiture, un peu de patience : on voit renaître, timidement pour l’instant, chez certains constructeurs, des modèles de base jaune vif, notamment pour les véhicules électriques…

Et si vous ne pouvez décidément pas attendre un revirement de la tendance, il ne vous reste qu’une solution : vous engager chez les sapeurs-pompiers ! Vous pourrez circuler dans un joli camion rouge vif… et en plus vous serez prioritaire aux carrefours !

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