Le 20 mars : il est où le bonheur ? il est où ?

Si le 20 mars sonne l’arrivée du printemps, signe de jours heureux avec un beau temps retrouvé, il est aussi la journée mondiale du bonheur. Cette journée est alors l’occasion de réfléchir au bonheur : un désir ? une aspiration ? un état d’esprit ? une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents ?
Si l’argent ne fait pas le bonheur, la consommation pourrait-elle s’en charger ? Selon les économistes du bonheur, « toutes les consommations ne se valent pas. Celles qui rendent le plus heureux durablement sont celles qui renforcent notre identité et notre connexion aux autres. »
Mais pourquoi consommons-nous ? Pour authentifier nos valeurs (l’achat d’une voiture électrique), développer de nouvelles aptitudes (pratiquer la boxe), marquer son appartenance (un maillot de club), renforcer son statut social (accessoire de marque), réaliser un projet de vie ?
Mais ces désirs nous conduisent-ils vers le bonheur ? Est-on d’autant plus heureux que l’on consomme beaucoup ?
Et si le bonheur résidait dans moins de consommation ?
Selon les économistes du bonheur « Les personnes qui consomment peu sont davantage satisfaites de leur vie ». Leurs études ont fait émerger une liste de consommations propices au bonheur : les biens qui permettent l’expérience (à l’inverse des biens matériels), les consommations sociales (plutôt que solitaires), celles en accord avec ses valeurs et les cadeaux (plutôt que des achats pour soi)…
Si la thérapie par le shopping booste le bien-être émotionnel, elle n’a pourtant qu’un effet éphémère, pareillement pour la satisfaction attendue de la consommation mise en balance avec le plaisir de la transaction : on ne met pas deux fois plus souvent un vêtement acheté à moins 50 % qu’un vêtement acheté à moins 25 %.
Et si le bonheur était tout simplement dans les petits gestes au quotidien?
Si la consommation bien choisie, -au même titre que le travail, le loisir – est un levier pour développer un bien être eudémonique, il n’en demeure pas moins qu’on se sentira plus autonome en résistant aux tentations de la société de consommation, plus compétent en reprisant ses vêtements ou en cultivant son potager et plus unis aux autres si le changement de vie a permis de tisser de nouveaux liens. Chiffres à l’appui pour ces chercheurs « les personnes heureuses consomment finalement moins que les autres ».
Alors, comme Spinoza, ne cherchons au loin ce qui se trouve au creux de notre main et décidons d’être heureux comme le disait Voltaire car c’est bon pour la santé !