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L’Institut national de la consommation, c’est fini !

 

Un décret ministériel vient d’acter la liquidation de l’INC, et donc la mise en vente du magazine « 60 millions de consommateurs ».

C’était dans les tuyaux depuis pas mal de temps déjà. Il y a un an et demi, alors que le gouvernement Barnier tentait de gratter quelques lignes dans la colonne des dépenses pour boucler son budget, nous évoquions la possible session à un repreneur privé du titre « 60 Millions de consommateurs » (lire ici). A l’époque, nous soulignions que l’INC (Institut national de la consommation) lui-même, qui édite le magazine, pourrait bien, dans un même élan, se retrouver menacé.

Un liquidateur nommé

C’est aujourd’hui une réalité, même si les choses ne se sont pas passées dans l’ordre que nous suggérions. En effet, le ministère du Commerce a acté, via un décret paru dimanche 29 mars au Journal officiel, la mise en liquidation de l’INC, celle-ci entrainant de facto la cession de « 60 millions de consommateurs » à un repreneur qui reste  trouver. A cet effet, un liquidateur a été nommé le 31 mars, avec pour mission de trouver l’oiseau rare dans un délai de 3 mois, délai qui pourrait être allongé si besoin. Si les démarches du liquidateur s’avéraient finalement infructueuses, celui-ci mettrait fin, purement et simplement, aux activités du magazine.

Cette disparition de l’INC est, rappelons-le, tout sauf une surprise, puisqu’elle était inscrite au budget de l’État 2026.

Quel repreneur possible ?

Au-delà du sort de la soixantaine de salariés, dont le décret ne fait aucune mention, se pose évidemment la question de l’identité d’un possible repreneur.

Trois possibilités : un groupe de presse existant qui voudrait étendre son offre, un professionnel du commerce et de la grande distribution, ou notre association, qui édite déjà le journal concurrent Que Choisir. Cette dernière hypothèse ayant été écartée l’an passé, ne restent que les deux premières. Et même si le ministère tente de rassurer tout le monde en affirmant que « le choix du repreneur se fera dans l’intérêt du titre », on ne peut manquer d’être inquiet sur l’indépendance de la future ligne éditoriale. A moins que n’émerge une autre solution, sous la forme, par exemple, d’un projet de reprise par les salariés eux-mêmes. 

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