Philippe et son épouse, des adhérents tourangeaux, sont interpellés par le sujet d’une émission de radio nationale, « Faire des économies en étudiant ses relevés de comptes ».
Le principe est simple : contrôler ses dépenses en vérifiant les choses impératives ou non et surtout les doublons. Et là, surprise, ils ont deux cartes bancaire et ils paient deux cartes pour un service identique sur un même compte. Leur conseiller bancaire leur confirme qu’une carte de paiement est strictement personnelle et nominative et que, dans le cadre d’un compte joint, il est nécessaire d’obtenir une deuxième carte bancaire.
Carte bancaire, carte bleue, carte Visa… les dénominations sont diverses pour ce petit rectangle de plastique, dont l’appellation juridique est « carte de paiement » et qui appartient à la famille des moyens de paiement, au même titre que le chèque ou le virement. C’est en fait le moyen le plus usité par les Français pour régler leurs achats aujourd’hui. Il y aurait 73,9 millions de cartes bancaires en France pour 13,2 milliards de transactions CB, le tout pour un montant total de 535 milliards d’euros de paiements (chiffres 2021 Observatoire CB).
Coup d’œil dans le rétroviseur
La première carte bancaire est née aux Etats-Unis dans les années 50 et arrive en Europe dans les années 60. Elle fait son apparition en France en 1967 sous le nom de Carte Bleue (parce que de couleur bleue), proposée par un groupe de 6 banques (la BNP, le Crédit lyonnais, la Société générale, le Crédit industriel et commercial, le Crédit commercial de France et le Crédit du Nord). Ce groupe de banques adopte un logo CB (pour Carte Bancaire).
En 1971 apparaissent les premiers distributeurs automatiques (DAB) avec la possibilité d’accéder à son argent à toute heure. A partir de 1986, les cartes bancaires sont peu à peu équipées d’une puce électronique (inventée par Roland Moréno, ingénieur Français en 1974), ce qui renforce leur sécurité.
Aujourd’hui, Visa et Mastercard se partagent le marché de la carte bancaire sur la scène mondiale.
Les différents types de cartes bancaires
Les banques et les systèmes de paiement mettent sur le marché plusieurs types de cartes bancaires :
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Les cartes de retrait qui ne servent qu’à retirer de l’argent soit aux distributeurs de son réseau bancaire, soit dans les DAB de l’ensemble des établissements bancaires ;
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Les cartes de paiement avec plusieurs gammes (services différents selon). Dans ces cartes de paiement, on trouve entre autres des cartes à autorisation systématique (pendant une transaction, ces cartes interrogent au préalable le solde du compte avant de valider ou non l’opération), des cartes à débit immédiat (le montant de l’opération est systématiquement soustrait du compte client et apparaît au niveau du solde sous les 48h), des cartes à débit différé (le total de l’opération n’est prélevé de la carte de paiement qu’à la fin du mois en prenant en compte la date établie par l’établissement bancaire. L’ensemble des transactions du mois est alors débité en une seule fois) ;
- Les cartes de crédit qui permettent de régler des achats et de retirer de l’argent mais qui sont en général adossées à un crédit renouvelable.
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Les cartes prépayées qui une fois achetées, sont à recharger et à utiliser selon le bon vouloir du client.
Combien coûte une carte bancaire ?
Le prix d’une carte bancaire est extrêmement variable. Il varie non seulement d’une banque à une autre, mais dépend également du type de carte. Il faut alors se référer à la grille tarifaire de chaque banque mais aussi bien évaluer ses besoins en la matière. Dans une banque classique, une carte bancaire coûte en moyenne 45 € et 140 € pour une carte haut de gamme.
Règlement chez un commerçant
C’est l’utilisation la plus courante d’une carte bancaire. Soit vous tapez votre code, soit vous payez sans contact. Dans ce dernier cas, le montant est plafonné à 50€. Le sans contact a connu un véritable boom avec la crise du Covid, le gouvernement incitant les gens à privilégier ce mode de paiement, plus sûr sur le plan sanitaire. Mais depuis, pour les petits achats du quotidien, de nombreux commerçants préfèrent de nouveau les paiements en liquide, car ils paient une commission sur chaque transaction par carte bancaire. D’ailleurs, un commerçant a tout-à-fait le droit de refuser le paiement par carte bancaire (tout comme celui par chèque, il n’y a que le paiement en espèces qu’il ne peut refuser).
Attention. Que vous payiez sans contact ou en composant votre code, il y a quelques précautions à prendre : vérifiez sur la facturette que le montant débité correspond bien à celui de vos achats. Et si la connexion s’interrompt, exigez la facturette d’abandon de transaction.
Par Internet
Les achats sur Internet sont en constante augmentation. Pour payer en ligne, le principe est toujours le même : vous devez entrer votre code à 16 chiffres, puis la date d’expiration de votre carte de paiement. Ensuite vous indiquez votre code de sécurité (3 chiffres au dos de la carte ou 4 chiffres devant). Pour autoriser le paiement, vous devez vous authentifier, c’est-à-dire confirmer que c’est bien vous qui êtes à l’origine de la transaction. Pour cela, vous recevez sur votre smartphone une notification qui vous invite à taper un code secret, ou une empreinte biométrique.
Attention. Quand vous effectuez une transaction en ligne, assurez-vous que la page où vous payez a bien une adresse commençant par https:// C’est la garantie que la connexion est sécurisée.
Retrait en distributeur
Il n’y a pas de somme plancher théorique pour un retrait d’argent liquide à un distributeur automatique. La seule limite est induite par la plus petite coupure disponible, concrètement un billet de 10€. Quant à la limite supérieure, elle varie en fonction de la carte dont on est détenteur. On peut retirer de l’argent dans n’importe quel distributeur, mais certaines banques peuvent vous appliquer des frais de retrait si vous êtes client d’une autre banque.
Attention. Quand vous tapez votre code, faites-le discrètement en vous assurant que personne ne regarde par-dessus votre épaule.
Après avoir retiré de l’argent, n’oubliez pas de prendre la facturette. Ne la laissez jamais trainer dans l’appareil (cela vaut évidemment aussi pour tous les paiements en caisse automatique, comme l’essence, par exemple).
Vol, perte, fraude
Dans tous les cas, le maître-mot, c’est réactivité. Si vous constatez le vol ou la perte de votre carte bancaire, faites opposition immédiatement auprès de votre banque : cela bloquera instantanément les paiements à venir, et ce de manière irréversible. Ensuite, vérifiez pendant plusieurs jours sur votre compte s’il y a eu ou non des opérations frauduleuses. Et s’il y en a, demandez le remboursement de ces sommes à votre banque. Celle-ci doit vous rembourser, sauf si elle peut prouver qu’il y a eu négligence de votre part. Si votre code n’a pas été utilisé, vous serez intégralement remboursé.




