MAGASINS D’USINE

On entend souvent parler des magasins d’usine et des bonnes affaires qu’on peut y faire. Mais qu’en est-il exactement ?
Ce concept, qui concerne essentiellement les vêtements, n’est pas nouveau. Il est né dans les années 30 (1936 pour son apparition en France, à Troyes). A l’origine, il s’agissait pour une usine de vendre à ses employés des articles présentant un léger défaut. Tout le monde était gagnant : le patron, qui faisait rentrer de la trésorerie avec des produits qu’il ne pouvait pas vendre… et les employés parce qu’ils pouvaient se payer à petit prix des articles qui restaient de qualité.
Évolution du concept
La possibilité d’acheter de cette façon a été petit à petit étendue : aux proches des employés d’abord, puis au grand public ensuite, via ces fameux magasins d’usine, qui étaient souvent situés tout près du lieu de production, voire dans l’enceinte même de l’usine. Et de fil en aiguille, on en est venu à proposer aussi des invendus de l’année précédente ou même plus anciens.
Différentes sortes de magasins
Il y a les magasins d’usine proprement dits, qui ne vendent que leurs produits sur le lieu de production. On peut aussi trouver des boutiques de déstockage d’une marque ou des magasins qui vendent plusieurs marques de prêt-à-porter. On peut aussi y ajouter les solderies, qui rachètent des stocks entiers pour les revendre, souvent dans des entrepôts ou du moins avec une présentation minimaliste.
Vraiment moins chers ?
Ces magasins sont-ils vraiment moins chers ? En principe oui, puisque les magasins d’usine ont la possibilité légale de faire des réductions toute l’année, du fait qu’ils ne commercialisent que des produits des collections antérieures. Et en périodes de soldes, ils peuvent pratiquer des réductions supplémentaires. Mais il faut bien avoir en tête que l’on n’achètera dans ce genre de boutique que des produits présentant un léger défaut ou des collections de l’année précédente ou même plus anciennes.
Donc, des bonnes affaires ?
On en revient toujours au problème des braderies, soldes, ou autres black Friday : quand on achète un manteau 50€, alors qu’il est vendu habituellement 100€, il est évidemment possible de dire qu’on a « gagné » 50€ si on avait vraiment besoin d’un manteau ; Mais si on n’en avait pas besoin, eh bien ! même si c’est une bonne affaire, on a perdu 50€ !