UFC-Que Choisir de l'Indre et Loire

Alimentation-Santé-Eau

On a retrouvé le Nutri-Score !

nutri-score

 

Il y a quelques jours, nous expliquions ici-même que le Nutri-Score, nouvelle version, ne pouvait entrer en vigueur tout simplement parce que la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, trainait des pieds pour signer l’arrêté, expliquant qu’elle lui reprochait de donner une mauvaise note aux produits « remarquables du terroir ou issus des magnifiques salaisons françaises ».

Huit jours plus tard, changement de pied de l’ex-maire de Morteau, puisqu’un communiqué publié vendredi 14 mars annonçait la signature dudit arrêté par tous les ministres concernés.

La nouvelle mouture du Nutri-Score, née de l’avancée des connaissances scientifiques, entrera peu à peu en vigueur, les marques concernées – toujours sur la base du volontariat, le Nutri-Score restant facultatif – ont maintenant 2 ans pour mettre en œuvre le nouvel affichage.

Une révolution ? Non, une évolution

Le nouveau Nutri-Score est notamment plus sévère avec certains produits ultra-transformés de l’industrie agroalimentaire. Il ne s’agit pas d’une révolution, mais bien plutôt d’une évolution, qui permet de mieux différencier certains aliments, en fonction, par exemple, de leur teneur en sucres ou en sel, ou de noter différemment des aliments naturels, riches en fibres, et leur équivalent raffiné.

etiquetage-nutritionnel

 

Dans un communiqué commun, les ministères concernés (Economie, Santé, Agriculture et Commerce) ont expliqué qu’ils signaient l’arrêté modifiant les règles de calcul du Nutri-Score «compte tenu des enjeux impératifs de santé publique ». Rappelons que ce Nutri-Score est un outil pour lutter contre le surpoids et l’obésité qui génèrent maladies cardiovasculaires, diabète et certains cancers.

 

Mais pour que le chapeau que Mme Genevard a finalement été contrainte de manger ne soit pas trop indigeste, le communiqué intergouvernemenal précise également que les ministres resteront « vigilants aux effets de bord » que cette nouvelle méthode de calcul « engendre pour les produits issus du savoir-faire français ».